Présentation du groupe :
Originaire du Val d’Oise (région parisienne), Sherkan est né en Décembre 1998 mais le line up a connu quelques
modifications et la formation actuelle n'existe que depuis Mai 2000.
La musique :
Sherkan est un groupe atypique, un brassage d'influences aussi diverses que Tool, Mr Bungle, Machine Head, Lofofora, Meshuggah, Sepultura... Cette culture musicale essentiellement anglophone ainsi que le désire de faire connaître sa musique au dela des frontières françaises a poussé le groupe à chanter exclusivement en anglais.
La démarche musicale de Sherkan se résume ainsi : recueillir dans une entité unique un maximum d'ambiances. Ainsi, à travers les compos de "Inner", on pourra ressentir puissance, tristesse, mélancolie, désespoir, folie, joie, haine, sensualité, ironie, intimité, frustration... Cette entité s'appelle Sherkan et la conséquence de cette démarche est que tous les morceaux ne se ressemblent pas, au contraire, chaque morceau propose un concept unique.
Un groupe référence dans l'underground metal Français !
Chronique du premier album sur W-Fenec :
"Gros son, gros riffs, grosse voix, gros rythmes, belle prod', compos imparables. Voilà comment résumer ce Inner, facile non ? Sérieusement, le niveau atteint par les "petits" groupes français est étonnant, pour un premier album, Sherkan frappe fort, très fort. Putain, quelle claque ! C'est violent, pensé, haché, remuant et ça t'explose à la tronche de temps en temps sans que tu comprennes... Côté influences, bah, c'est tout le métal des années 90, enfin, le métal bien barré, grave destructuré et pas trés hiphopisant, c'est plus du côté des KoRn des débuts (pour l'ambiance), System Of A Down (pour les structures) et Mr Bungle (pour la folie) qu'il faut aller chercher des éléments de comparaison. Parce que la basse est très présente, la voix très ... sympa (même quand elle arrache tout avec une voix métal "classique") même si l'accent anglais n'est pas super bien maîtrisé. Des petites notes de grattes et des accords 'gentils' se posent deci delà, entre des cargos entiers de gros riffs bien gras. Les changements de rythme et de sons sont autant de raison de jumper et de tout fracasser autour de soi... Au milieu de titres dévastateurs comme "Motion" ou "Outside", on peut aussi tomber sur "In vain" qui débute par un arpège très calme, très doux, une petite voix chante à notre oreille quelques paroles réconfortantes puis tout fout le camp, la folie s'empare du combo qui nous rappelle alors à l'excellente autre découverte que sont les Mal d'Aurore. Les morceaux sont assez variés tout en gardant une ligne Sherkan, ça c'est très fort aussi... Les franciliens jouent avec les sons et les rythmes (sur "Sleep" et "Garbage" notamment), s'autorisent des petits moments de détente ("Skyline") et nous font passer un sacré bon moment à l'écoute de l'album qui dure prés d'une heure... Pour terminer cette chronique facilement, je vais placer un petit mot sur le quinzième et dernier titre "The legend of Sherkan" qui est fabuleux de pesanteur, de rythmes tribaux, de sonorités... Instrumental, ce titre montre tout le potentiel du combo sans son chanteur, histoire de prouver à ceux qui ne l'auraient pas compris qu'il ne suffit pas d'avoir une bonne grosse voix pour faire du très bon métal. Donc, le petit mot facile de conclusion, c'est : la légende de Sherkan est en train de se constuire, si tu veux pouvoir bien la raconter, chope le skeud tout de suite.
Yes ! C'est trop facile d'écrire des reviews sur des albums excellents ! "